Mynydd Parys et Porth Amlwch
The Sail Loft, Porth Amlwch
Amlwch
Isle of Anglesey
LL68 9DB
Great Britain
www.copperkingdom.co.uk
Dès l’âge de bronze, on savait que le mont Mynydd Parys, dans le nord du Pays de Galle, abritait du cuivre. Ce n’est pourtant qu’en 1768 qu’on en apprit la quantité. Avec des conséquences insoupçonnées, et parfois indirectes, comme la victoire de l’amiral Nelson dans la bataille navale de Trafalgar. Car les navires anglais portaient sur leur coque un revêtement en cuivre qui permit une maniabilité accrue. C’était là un avantage technique indéniable. Le cuivre venait bien sûr des Mines métalliques de Mynydd Parys. A cette époque, le cuivre était presque toujours originaire de Mynydd Parys. L’exportation à échelle mondiale fit presque éclater les capacités du port voisin d’Almwch. Aujourd’hui, on y trouve un musée de l’industrie qui sert aussi de point de départ pour un circuit à travers le passé mouvementé du lieu, dont témoignent les restes des chantiers navals jadis importants et la seule cale sèche britannique, faite entièrement de roche naturelle. Un autre circuit explore les Mines de Mynydd Parys avec ses gouffres béants et ses vénérables machines. Nombreuses sont alors les occasions pour profiter de vues intéressantes sur un paysage industriel unique.
Une bouteille de whisky et l’exonération à vie du loyer ont permis de régler les deux problèmes majeurs de Rowland Puw. La raison de cette récompense : le 2 mars 1768, le mineur avait découvert sur le mont Parys, dans le nord du Pays de Galles, un énorme gisement de cuivre. La découverte transforma d’un coup cette région isolée en centre de la première industrialisation. Bientôt, les mines de Mynydd Parys, avec leur production de plus de 3000 tonnes de cuivre par an, dominèrent les marchés mondiaux spécialisés. L’exploitation à ciel ouvert surtout a laissé des traces durables. Aujourd’hui encore on y voit d’immenses minières vides, pareilles à des gouffres artificiels au fond desquels les ouvriers descendaient avec une corde pour extraire le minerai de la paroi. Plus tard, l’exploitation minière migra sous terre et suivit les wagons à métaux jusqu’à une profondeur de 300 mètres. Les femmes et les enfants n’y furent pas sollicités, fait fort rare à l’époque. Cependant, une particularité de Mynydd Parys, c’était les « Copper Ladies », les « dames de cuivre » qui, à ciel ouvert, étaient assises en rang, côte à côte, pour diviser les grosses roches de minérai en des fragments plus petits et maniables. Des charrettes tirées par des chevaux transportèrent le précieux matériau dans les fourneaux d’Amlwch, situés à environ 4 km. Autour de 1800, grâce à l’industrie minière, le port, jadis peu actif, devint le deuxième lieu le plus peuplé du Pays de Galles. D’innombrables cargaisons partirent d’ici, pour Swansea et Liverpool, et pour le monde entier. Les dérivés des mines comme l’ocre, le soufre et l’alun favorisèrent l’installation d’une importante industrie chimique, et les chantiers ainsi créés profitèrent d’une excellente réputation. Vers la fin du 19è s., l’étoile d’Amlwch faiblissait : les réserves de cuivre de Mynydd Parys commençaient à s’épuiser. C’était la fin d’un chapitre remarquable de l’histoire de l’industrie britannique, laquelle avait débuté, comme les fouilles archéologiques en attestèrent, à l’âge de bronze.